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L’évangile du dimanche

dans ma traduction  

 

Il s’agit de la traduction de "l’évangile" du dimanche ou de la fête liturgique

(le texte est choisi selon la liste de la Fédération protestante de France).

 

Je place après chaque texte une ″NOTE PÉDANTE supposée donner quelques

éclaircissements. 

 

https://jeanalexandre.fr/evangile_fichiers/image002.jpg

 

Dimanche 18 janvier 2026   

Évangile selon Jean, chapitre 1, versets 29 à 34

               

Le lendemain — Jôánnès regarde Jessous —— il venait vers lui

et il dit —— Voici l’agneau de Dieu — celui qui enlève l’erreur du monde

Lui —— est celui dont j’ai dit

Derrière moi vient un homme — qui devant moi — est advenu —— car avant moi — il était

Et moi — je ne le connaissais pas

mais afin qu’il soit manifesté à Israël — pour cela je suis venu — moi qui immerge en eau

Et Jôánnès l’a attesté — il a dit ceci —— J’ai vu le Souffle

il descendait — comme une colombe — du ciel —— et il a demeuré sur lui

Et moi je ne le connaissais pas

mais celui — qui m’a envoyé immerger en eau — celui-là m’a dit

Sur qui tu verrais — que le Souffle descend — et — demeure sur lui

lui —— est celui qui immerge en un souffle saint

Et moi j’ai vu — et j’atteste

que c’est lui — le fils de Dieu

 

 

 

 

NOTE PÉDANTE

 

Dimanche 18 janvier 2026               

 

Évangile selon Jean, chapitre 1, versets 29 à 34

Psaume 40 – Ésaïe 49, versets 3 à 6

Première épître de Paul aux Corinthiens 1, versets 1 à 3

 

Un souffle nouveau

 

On trouve ici certaines des marques classiques de la culture biblique juive :

– l’agneau évoqué est celui dont le sang évite aux Hébreux la mort promise

aux Égyptiens (Exode 12, récit à l’origine de la Pâque).

Il évoque aussi le Serviteur souffrant d’Ésaïe 52-53, qui se sacrifie en assumant

le péché de la multitude.

– le mot péché est la traduction traditionnelle du mot hamartía en milieu chrétien,

mais son sens précis est celui de la faute commise à la suite d’une erreur,

le sens du réel ayant été perverti.

 

On trouve ici cette notion d’une Parole, plus précisément d’un lógos, d’un Dire,

préexistant, bien antérieur aux réalités humaines comme celle de la vie de Jean,

bien qu’il intervienne dans notre histoire à la suite de Jean en tant que l’homme

Jésus.

 

Jean sait être venu dans le monde pour annoncer la venue du Christ,

lui qui se bornait à baptiser dans l’eau pour un changement du sens de la vie,

un retournement, purification et redémarrage dans le bon sens, comme signe

de la mort de l’impur résidant auparavant dans l’existence.

 

Comme il le dit deux fois, il ne connaissait pas le Christ, mais il a vu ceci :

Jésus porte en lui le Souffle de Dieu. Il est celui en qui et par qui Dieu règne

(le roi d’Israël était dit Fils de Dieu, cf Psaume 2,7). 

 

Le mot esprit perd l’image forte du souffle (c’est le même mot en grec

comme en hébreu). Le Souffle dit la puissance, l’impétuosité et le mystère

d’une vie venue d’En-haut, mais aussi sa liberté, à lui qu’on ne peut saisir,

par exemple par la vue.

L’image de la colombe n’évoque pas ce souffle, mais la grâce et la pureté

de sa démarche.   

 

 

 

 

 

On peut peut-être trouver encore en librairie l’édition intégrale

de cette traduction des quatre évangiles parue sous le titre :

 

QUATRE ANNONCES DE PAIX

Une traduction des évangiles pour la lecture à haute voix

par Jean Alexandre

  

 

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