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L’évangile du dimanche

dans ma traduction  

 

Il s’agit de la traduction de "l’évangile" du dimanche ou de la fête liturgique

(le texte est choisi selon la liste de la Fédération protestante de France).

 

Je place après chaque texte une ″NOTE PÉDANTE supposée donner quelques

éclaircissements. 

 

https://jeanalexandre.fr/evangile_fichiers/image002.jpg

 

Dimanche 8 mars 2026   

Évangile selon Jean, chapitre 4, versets 5 à 42

Troisième dimanche de Carême

   

Alors il vient — vers une ville de la Samaréenne — nommée Su’har

près du terrain que Jacôb — a donné — à Jôssef son fils

Il y avait là — une source de Jacôb

alors Jessous — fatigué par la marche — s’asseyait près de la source

C’était environ la sixième heure

une femme de la Samaréenne — est venue puiser de l’eau

Jessous lui a dit —— Donne-moi à boire

car ses disciples — étaient allés en ville — pour acheter à manger

Alors la femme samarite lui a dit

Comment —— toi — qui es joudéen

Tu me demandes à boire à moi —— qui suis une femme samarite

car les Joudéens — n’entretiennent aucune relation — avec les Samarites

Jessous a répondu et lui a dit —— Si tu connaissais le don de Dieu

et qui est — celui qui te dit — Donne-moi à boire

C’est toi — qui lui en aurait demandé

et il t’aurait donné de l’eau vivante

Elle lui a dit Seigneur —— tu n’as pas de seau — et le puits est profond

alors — d’où as-tu cette eau vivante ?

Es-tu plus grand — que notre père Jacôb

lui qui nous a donné le puits — et qui en a bu lui-même — avec ses fils et ses troupeaux ?

Jessous a répondu — et lui a dit

Celui qui boit de cette eau — aura encore soif

Celui — qui boit de l’eau que moi — je lui donnerai

non — il n’aura plus soif — pour l’étendue des temps

Mais l’eau — que je lui donnerai —— elle deviendra en lui — source d’eau qui jaillira

en une vie — pour l’étendue des temps

La femme lui dit —— Seigneur donne-moi cette eau —pour que je n’aie plus soif

et que je ne vienne plus ici — pour en puiser

Il lui dit Va —— appelle ton mari — et reviens ici

la femme a répondu et lui a dit —— Je n’ai pas de mari

Jessous lui dit — Tu as bien dit cela — Je n’ai pas de mari

car tu as eu cinq maris

Et maintenant — celui que tu as — n’est pas ton mari —— ce que tu as dit est vrai

la femme lui dit Seigneur —— je vois que tu es prophète

Nos pères — ont adoré sur cette montagne

et vous — vous dites qu’à la Sainte-Salem — est le lieu où il faut adorer

Jessous lui dit —— Crois-moi — femme —— l’heure vient

où ni — sur cette montagne — ni à la Sainte-Salem — vous adorerez le Père

Vous — vous adorez — celui que vous ne connaissez pas

nous — nous adorons celui — que nous connaissons —— parce que le salut — vient des Joudéens

Mais vient une heure —— et c’est maintenant

où les adorateurs véritables — adoreront le Père — dans le Souffle et la vérité

Car ceux-là

ce sont aussi les adorateurs — que le Père recherche

Dieu est souffle

et ceux qui l’adorent —— doivent adorer — dans le Souffle et la vérité

La femme lui dit —— Je sais que vient le messie — celui qu’on appelle ‘Hristos

quand celui-là viendra — il nous annoncera tout

Jessous lui dit

Je le suis — moi qui te parle

Et là-dessus — ses disciples sont arrivés

et ils se sont étonnés — parce qu’il parlait avec une femme

Toutefois personne n’a dit — Que cherches-tu ?

ou Pourquoi parles-tu avec elle ?

Alors la femme a laissé sa cruche — et elle est partie à la ville

et elle a dit aux gens

Venez voir quelqu’un — qui m’a dit tout ce que j’ai fait —— c’est peut-être lui — le messie ?

ils sont sortis de la ville — et ils venaient à lui

Entre temps — les disciples lui demandaient ils disaient —— Rabbi — mange

il leur a dit —— J’ai — moi — une nourriture à manger — que vous ne connaissez pas

Alors les disciples — se disaient les uns aux autres

Est-ce que quelqu’un — lui a apporté à manger ?

Jessous leur dit —— Ma nourriture

c’est que je fasse — la volonté de celui qui m’a envoyé — et que j’achève son œuvre

Ne dites-vous pas — Encore quatre mois — et vient la moisson ?

voici — je vous le dis —— levez vos yeux

Et regardez les champs — parce que déjà

ils sont blancs pour la moisson

Celui qui moissonne — reçoit un salaire

et il rassemble du fruit — pour une vie pour l’étendue des temps

Pour que celui qui moissonne — et celui qui sème — se réjouissent ensemble

car en ceci la parole est vraie —— Autre est celui qui moissonne — autre est celui qui sème

Je vous ai envoyés — moissonner ce pour quoi — vous n’avez pas peiné

d’autres ont peiné —— et vous — vous êtes entrés là où ils ont peiné

De cette ville des Samarites — plusieurs ont eu foi en lui

à cause de la parole de la femme — qui témoignait ainsi —— Il m’a dit tout ce que j’ai fait

Lorsque les Samarites — sont venus à lui — ils lui ont demandé de rester chez eux

et il est resté là deux jours

Et beaucoup plus — ont eu foi en lui — à cause de sa parole

et ils disaient à la femme ceci

Ce n’est plus — à cause de ton récit — que nous avons foi

car nous avons entendu — et nous savons que c’est lui — vraiment —— le sauveur du monde

 

 

  

 

NOTE PÉDANTE

 

Dimanche 8 mars 2026               

 

Évangile selon Jean, chapitre 4, versets 5 à 42

Psaume 112 – Exode, chapitre 17, versets 3 à 7 

Épître de Paul aux Romains, chapitre 5, versets 1 à 8

 

L’eau vive

 

À la différence des autres évangélistes, Jean aime bien ces longs récits

au cours desquels interviennent divers personnages. C’est un conteur

capable de maîtriser une habile mise en scène.

Sur le récit, je m’en tiendrai à deux remarques fondamentales :

 

C’est à une femme que revient le rôle d’évangélisatrice de son peuple,

au mépris de toutes les règles de civilité, le nation ou de pureté.

Cette localité est samaritaine, donc méprisée des Juifs, mais ici

évocatrice des "nations", ces "adorateurs que le Père recherche",

femmes ou hommes, juifs, samaritains ou païens.

 

Disparaissent ainsi l’importance des notions qui seront dénommées

"la chair" ou "le monde" (chapitre 1).

Recevoir le souffle de Dieu libère les humains de tout cela.

C’est ainsi que les termes de la Loi mosaïque seront accomplis,

parvenus à sa fin : finalité et caducité.

 

L’eau dont parle Jésus est dite vivante, non vive. Autrement dit,

il s’agit d’une personne. Le messie est un homme portant en lui

toutes les qualités qui s’attachent aux représentations liées à l’eau :

pureté, purification, liberté, impalpabilité, mais aussi évocation

d’une mort…

                                       

 

 

 

On peut peut-être trouver encore en librairie l’édition intégrale

de cette traduction des quatre évangiles parue sous le titre :

 

QUATRE ANNONCES DE PAIX

Une traduction des évangiles pour la lecture à haute voix

par Jean Alexandre

  

 

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